Artiste n°18 : Lynyrd Skynyrd

Artiste n°18 : Lynyrd Skynyrd
Maintenant je vais vous parler du fameux groupe au nom inprononcable : Lynyrd Skynyrd ainsi qu'aux solos formidables, bien que leurs oriantations politiques ne soient pas vraiment des meilleures...

Membres :

Chant :
Ronnie Van Zant (1964-1977 => R.I.P)
Johnny Van Zant (1987-Aujourd'hui)

Guitare 1:
Gary Rossington (1964-Aujourd'hui)

Guitare 2:
Allen Collins (1965-1977)
Randall Hall (1987-1994)
Rickey Medlocke (1996-Aujourd'hui)

Guitare 3:
Ed King (1973-1975)
Steve Gaines (1976-1977 => R.I.P)
Randall Hall (1987-1993)
Mike Estes (1994-1995)
Huguie Thomasson (1996-Aujourd'hui)

Basse :
Larry Junstrom (1964-1970)
Greg.T.Walker (1971)
Leon Wilkeson (1972)
Ed King (1973)
Leon Wilkeson (1973-2000)
Ean Evans (2001-Aujourd'hui)

Batterie :
Bob Burns (1964-1975)
Artimus Pyle (1975-1993)
Kurt Custer (1993)
Owen Hale (1994-1998)
Jeff McAlister (1998)
Kenny Arnoff (1999)
Michael Cartellone (2000-Aujourd'hui)

Claviers :
Billy Powell (1973-Aujourd'hui)

Histoire :

La naissance de l'aigle


Nous sommes en 1964, à Jacksonville, en Floride. L'histoire de Lynyrd Skynyrd va commencer. La rencontre des différents membres, si elle fait partie maintenant de la légende, peut être résumée ici : Gary Rossington, alors agé de 14 ans, jouait de la guitare dans un petit groupe, accompagné à la batterie de Bob Burns et à la basse de Larry Junstrom. Ronnie Van Zant chantait quand à lui dans un groupe nommé US , tandis que Allen Collins jouait de la guitare dans un autre groupe, The Mods. Allen Collins avait lui aussi 14 ans et Ronnie Van Zant en avait à peu près 16. Tous ces jeunes gens étant grands fans de base-ball, l'histoire voudrait que Van Zant décocha une balle en plein dans la tête de Burns. Une fois cette première rencontre douloureuse passée, ils ont commencé à jouer ensemble et ont jeté les bases de ce qui deviendra plus tard Lynyrd Skynyrd. Ils répetent dans une maison de campagne, aux abords de Jacksonville, nommée la Hell House, au vu tant de la chaleur infernale qui y règne, tant de l'ambiance.
Plus tard, le groupe décida qu'un autre guitariste ne serait pas de trop, non pas par folie des grandeurs, mais surtout, d'après les mots de l'interessé Gary Rossington, il ne maitrisait pas trop bien les accords barrés. Allen Collins rejoint ainsi le groupe.

Succès restreint

Pendant quelques années suivantes, le groupe ainsi composé écuma les bars, les fêtes diverses, changea assez souvent de nom (on retiendra The One Percent, ou encore The Wildcats). Leurs cheveux se mirent aussi à pousser, si bien qu'ils commençaient à être assez mal vus au lycée. Ils avaient été surtout pris en grippe par leur professeur d'éducation physique, un certain Leonard Skinner, qui ne supportait pas du tout leur apparence 'détendue' et leur cheveux longs. Le temps passe, ils quittèrent l'école les uns après les autres. Aux environs de 1969, durant un concert au lycée, ils décidèrent de changer leur nom en Leonard Skinner en souvenir du 'bon vieux temps'. Le public approuva bruyamment. Le nom fût adopté et modifié, surement pour éviter tout problème d'homonyme. Lynyrd Skynyrd était né.
Les années suivantes, des petits concerts s'enchainent, le groupe répète beaucoup, se structure au fur et à mesure. En 1970, ils ont même un manager, Alan Waldon, de Capricorn Records. Il leur fait enregistrer quelques démos dans un petit studio, The Quinvy Studio, en Alabama, où ils enregistrent une démo contenant la version originale de Free Bird.
Puis viens la rencontre avec Jimmy Johnson, producteur, grace auquel ils ont l'opportunité d'enregistrer aux prestigieux studios Muscle Shoals Sounds. Grace à leurs premiers enregistrements, Free Bird, Gimme Three Steps et I ain't the One, ils entrent chez Capricorn Records, label à l'époque qui se spécialisait dans le Southern Rock. Ronnie Van Zant, néanmoins, ne voit pas d'un bon oeil le son très brut de son groupe, associé avec les musiques plus sophistiquées et plus travaillées des artistes de Capricorn (Allaman brothers, Marshall Tucker etc..). Il refuse donc de signer le contrat et il part avec son groupe à Atlanta, dans un petit bar nommé le Funochio's. Un petit bar, que nous allons pudiquement qualifier de coupe-gorge, tant sa réputation s'est forgé à grand coup de bagarres et de fusillades. De là, né aussi la réputation de Lynyrd Skynyrd : des bouseux dangereux, rebelles, bagarreurs. Lynyrd Skynyrd aurait pû continuer longtemps à jouer sur ce terrain un peu sensibles.

Leur premier album

Mais Al Kooper, un musicien embauché par MCA pour recruter des groupes pour leur label Sounds of the South, les découvre et les amène en studio. Ils remixe et améliore les vingt chansons en possession du groupe et produit leur premier album : Pronounced Leh-Nerd Skin'Nerd en 1973.
Ed King rejoint le groupe, guitariste des Strawberry Alarm Clock. Un roadie de Lynyrd, Billy Powell, ayant subi une formation de piano classique durant sa jeunesse, devient le pianiste du groupe.
Pronounced contient une serie de chansons devenues des classiques de Lynyrd. On y trouve une version de Free Bird où Collins ajoute une deuxième guitare à la guitare solo pour jouer à l'unisson. L'album est un bon succès. Mais l'évenement majeur qui va propulser Lynyrd Skynyrd sous les projos, c'est Sweet Home Alabama. Composé en hommage au travail fait pour eux par l'équipe de Jimmy Johnson et du Muscle Shoals. La chanson devient un classique, passe en boucle sur les radios, accompagnée de Free Bird. Les Lynyrd sont reperé par le manager des Who, qui les engage pour le Quadrophenia Tour en 1973, devant asssurer les 1ères parties des Who.

L'aigle s'envole

Les concerts font ressortir la vraie puissance du groupe. Des concerts d'anthologie sur fond de bannière Stars & Bars. Ronnie Van Zant chante pieds nus en se déménant sur scène tandis qu'autour de lui, hurlent les 3 guitares de Allen Collins, Gary Rossington et Ed King. Le groupe étonne tout le monde, à commencer par les Who, de part son énergie incendiaire et ses musiques.
L'amérique commence à découvrir ce groupe bien de chez eux, revendiquant l'Old South et tout ce qui tourne autour. La machine Lynyrd Skynyrd est lancée. Leur deuxième album, Second Helping sort en 1974,
on y retrouve bien sûr Sweet Home Alabama, mais aussi un éventail des meilleurs chansons du groupe (citons par exemple Needle and the Spoon, Workin for MCA et j'en passe). Les ventes de disques augmentent, le groupe commence à suivre un rythme effréné marqué par l'alcool, la drogue, le sexe, tous les abus connus. Leur troisième album, Nuthin' Fancy en 1975, suivi des 90 jours consécutifs de concerts non-stop, laisse le groupe lessivé. Artimus Pyle a déjà remplacé Bob Burns. Ed King, malade, est contraint d'abandonner le groupe.

L'aigle majestueux

Des mots même de Ronnie Van Zant, le groupe est en perdition. Le whisky coule à flot, les concerts s'enchainent toujours à un rythme infernal. Leur manager décide de reprendre les choses en main, et change de producteur. Il en ressort un album, Gimme Back My Bullets en 1976, qui n'arrive malheureusement pas au niveau des précédent. Il manque quelque chose à Lynyrd. Un troisième guitariste est intégré, c'est Steve Gaines, frère de Cassie Gaines, choriste de Lynyrd.
Grace à lui, le groupe reprend confiance, les concerts s'enchainent de mieux en mieux, le groupe fait de plus en plus d'ombre aux autres groupes présents dans les festivals. Ils enregistrent un disque, One More From The Road, au Fox Theater à Atlanta, qui restera dans les annales comme ce que Skynyrd a fait de mieux au niveau Live. Ce disque est un concentré de morceaux légendaires, associé à une équipe de musiciens imparable : Ronnie Van Zant au chant, Allen Collins, Gary Rossington et Steve Gaines aux guitares, Leon Wilkeson à la basse, Billy Powell aux claviers et Artimus Pyle à la batterie. On retrouve sur cet album à mon sens la version 'Definitive' de Free Bird. Les 14 minutes de la chanson suffisent à peine à y contenir l'énergie et la puissance qu'elle libère.
Le 17 octobre 1977, sort Street Survivors, témoignage de la féconde participation entre Van Zant et Gaines, qui va enfiler les standards sur ce disque, désormais légendaire, pour beaucoup de raisons.
Le groupe a atteint une maturité, ainsi qu'une formation stable, bien rodée.
On découvre sur ce disque d'autres classiques, tels que What's your name, ou encore That Smell. Les disques continuent à se vendre, bref, tout va pour le mieux pour Lynyrd Skynyrd.
L'avenir leur appartient. Malheureusement, le destin en a choisi autrement, et a transformé ce groupe en Légende.

L'aigle foudroyé

Le 20 octobre 1977, le petit avion qui les amenait de date de tournée en date de tournée s'écrase dans les marais du Mississippi. Ronnie Van Zant, Steve Gaines et Cassie Gaines sont tués. Ainsi que le manager Dean Kilpatrick. La tournée, ironiquement baptisée Tour of the Survivors, s'arrête en plein triomphe, ainsi que le destin de Lynyrd Skynyrd.
Les rescapés du groupe, tous très marqués, se remettent de leur blessures. Ils s'attellent ensuite à regrouper et à remixer les inédits de Lynyrd enregistrés avant d'être chez MCA (1969-1970). Il en résulte, un album, Skynyrd First....and Last.
Gary Rossington et Allen Collins fondent ensuite en 1979 le Rossington-Collins Band avec Billy Powell et Leon Wilkeson. De son côté, Artimus Pyle fonde l'Artimus Pyle Band (APB). Malheureusement, l'esprit Lynyrd n'est plus là. La scission est inévitable. D'un côté nous avons donc The Rossington Band et de l'autre The Allen Collins Band. Chacun sans trop de succès.
En 1987, Rossington, Powell et Wilkeson se retrouvent pour remixer d'autres inédits de Lynyrd, des Lives, des démos, pour sortir Legend. L'album sera la base d'une tournée longtemps espérée, le Tribute Tour, regroupant Rossington, Powell, Collins, Wilkeson, King ainsi que Randall Hall. (Allen Collins, très malade et affaibli, n'est là qu'en 'conseiller technique'). Le chant héritera à un jeune frère de Ronnie, Johnny Van Zant. La machine est relancée et suit maintenant son petit bonhomme de chemin, avec quelques changement de membres, pour arriver de nos jours à une formation composée de Johnny Van Zant, Gary Rossington, Michael Cartellone (batterie), Leon Wilkeson, Billy Powell, et 2 'nouveaux aux guitares', Rickey Medlocke, batteur-chanteur de Lynyrd aux premières heures, et Huguie Thomasson, guitariste des Outlaws. Gageons qu'avec cette nouvelle formation, le groupe continuera de perpetuer la légende, qui a failli s'éteindre en 1977.

Sources : Lynyrd

Petite anecdote pour la route :

La chanson Sweet Home Alabama fut composée par le groupe en réponse à deux chansons de Neil Young, Southern Man (dans l'album After the Gold Rush) et Alabama (dans l'album Harvest) ; Neil Young y dénonçait l'intolérance et le racisme (le Ku Klux Klan ayant pris la relève de la pratique de l'esclavage) qui régnaient encore en Alabama. La chanson de Lynyrd Skynyrd mentionne explicitement le nom de Neil Young pour lui riposter que l'Alabama n'a pas besoin de ses remarques, et fait l'éloge de cet État.
Cette querelle reste cependant amicale, et Neil Young aprés avoir répondu à son tour avec la chanson Walk On (dans l'album On the Beach) composera plusieurs chansons qu'il proposera au groupe. Ces derniers refusant, les chansons finirent sur le remarquable album de Neil : Zuma en 1975.

Discographie

Pronounced Leh-Nerd Skin-Nerd (1973)
Second Helping (1974)
Nuthin' Fancy (1975)
Gimme Back My Bullets (1976)
One More From The Road (1976)
Street Survivors (1977)
Skynyrd's First and... Last (1978)
Gold & Platinium (Best of) (1979)
Best Of The Rest (Best of) (1982)
Southdern by The Grace Of God (Live) (1988)
Legend (1987)
Skynyrd's Innyrds (Best of) (1989)
Lynyrd Skynyrd 1991 (1991)
The Last Rebel (1993)
Engendered Species (1994)
Southern Knights (1996)
Twenty (1997)
Lyve From Steel Town (Live) (1998)
Edge Of Forever (1999)
Then And Now (Best of) (2000)
Christmas Time Again (2000)
Vicious Cycle (2003)

Avis personnel :

J'aime beaucoup ce groupe car ses chansons mettent vraiment ceux qui les écoutent de bonne humeur, comme Sweet Home Alabama ! Avec le solo de Free Bird, ils se sont définitivement installés au rang de Légende...(Avec 4m.30 de solo intensif, personne n'a intéret à me contredire...)

Liens :

Clips :

Sweet Home Alabama (Hommage, car ya pas de clips...)

Lives :

Free Bird (Live 1977)
(Début planant, mais solo GRANDIOSE !!!)
Sweet Home Alabama (Live at Knebworth 1976)
I Know A Little (1997)
I Got the Same Old Blues (Live 1975)
What's Your Name (Live at Asbury Park 1977)

Site officiel :

Lynyrdskynyrd (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Désolé, je crois qu'il y en a pas...

Citation/Proverbe :

« In Lynyrd, we trust. »
# Posté le vendredi 09 février 2007 13:11
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:51

Artiste n°19 : Mötley Crüe

Artiste n°19 : Mötley Crüe
Je vais à présent vous parler de Mötley Cüe, un groupe de heavy metal / glam rock, qui est sûrement un des meilleurs des années 80's !

Membres :

Chant :
Vince Neil (1981-1992)
John Corabi (1992-1996)
Vince Neil (1997-Aujourd'hui)

Guitare soliste :
Mick Mars

Basse :
Nikki Sixx

Batterie :
Tommy Lee (1981-1999)
Randy Castillo (1999-2000)
Samantha Maloney (2000-2001)
Tommy Lee (2001-Aujourd'hui)

Histoire :

La création du groupe

Après avoir quitté le groupe London, le bassiste Nikki Sixx rencontre le batteur Tommy Lee (alors batteur du groupe Suite 19).
Ils décident de fonder un groupe, et trouvent par le biais d'une petite annonce le guitariste Mick Mars, qui trouvera le nom Mötley Crüe (qui signifie littéralement "Equipe bariolée"). Le groupe cherche alors un chanteur, et lorgne sur un ami de lycée de Tommy Lee, Vince Neil, mais ce dernier refuse de quitter son groupe Rockandi, jusqu'à ce que celui-ci se sépare. Les membres de Mötley Crüe décident de le recontacter, et Vince Neil accepte alors de passer l'audition et d'intégrer le groupe.

Les débuts

Le groupe se fait vite une réputation à travers les clubs de Los Angeles, et s'entoure du manager Allan Coffman. Ils sortent un premier album sur leur propre label Leathür Records, fraîchement créé, dès novembre 1981 : Too Fast for Love, qui se vend à 20 000 exemplaires.
Un an plus tard, le groupe désigne Doc McGhee et Doug Thaler en tant que managers et signe chez Elektra Records, qui ressort Too Fast for Love, en version remixée.

Le succès dans les plus brefs délais

Le groupe, dont les années 80 seront synonymes de gloire, va marquer les esprits non seulement par sa musique, mais également par son attitude provocante : avec leur style vestimentaire, mais également par une consommation importante de drogue et d'alcool.
En 1983, ils enregistrent Shout at the Devil, leur album le plus célèbre, qui reste un des classiques du heavy metal.
Leur troisième album Theatre of Pain sort en 1985. En 1987, Nikki Sixx manque de mourir d'une double overdose d'héroïne, mais cela n'empêche pas la bande de sortir leur quatrième album Girls, Girls, Girls la même année.
Le train de vie débridé des membres de Mötley Crüe manque de mettre en péril le groupe, et leurs managers vont donc leur imposer des cures de désintoxication.
Décision sage et payante, puisque le cinquième album Dr.Feelgood (1989) va connaître un succès sans précédent, marquant l'apogée de leur carrière. Ce disque, se classe 1er des charts dès la première semaine de sa sortie. Néanmoins, la même année, Doc McGhee est écarté du management du groupe.

Le déclin des 90's

En février 1992, Vince Neil quitte le groupe (selon certaines rumeurs, le groupe voyait d'un mauvais ½il le fait qu'il passe le plus clair de son temps à prendre des leçons de pilotage en hélicoptère). Il est remplacé par John Corabi la même année.
En 1994 le groupe sort Mötley Crüe , qui se vendra nettement moins que son prédécesseur.
Mötley Crüe n'étant pas Mötley Crüe sans Vince Neil, celui-ci reviendra en 1997 pour enregistrer Generation Swine, qui sera malgré tout un échec commercial.
En 1998, leur contrat avec Elektra Records prend fin ce qui instaure le doute au sein du groupe. Un an plus tard, Tommy Lee quitte le groupe à la fin de la tournée Generation Swine pour poursuivre une carrière solo; il sera remplacé par Randy Castillo.
Les années 90 furent marquées par les difficultés pour Mötley Crüe, notamment avec le décès ,des suites d'un cancer, de la fille de Vince Neil, et les 6 mois passés en prison par Tommy Lee à cause de son attitude violente envers Pamela Anderson, son ex-femme.

Les années 2000

En 2000, le groupe sort New Tattoo avec Randy Castillo qui marque lui aussi un échec au niveau du nombre d'albums vendus. Malheureusement, Randy Castillo étant gravement malade, il n'assurera pas la tournée et sera remplacé par Samantha Maloney (ex-batteuse de Hole), et décédera quelques mois après, le 26 mars 2002, des suites d'un cancer.
En 2001, les membres de Mötley Crüe publient une autobiographie : The Dirt.
Le groupe est à ce moment là mis de coté par ses membres qui préfèrent se consacrer à leur carrière solo et à leur activités dans d'autres groupes (Methods of Mayem pour Tommy Lee; 58 et Brides of Destruction pour Nikki Sixx).

Come-back

Mais fin 2004, le groupe se reforme dans sa formation originale pour enregistrer une compilation : Red, White & Crüe, contenant des morceaux inédits, et qui sera suivi d'une tournée mondiale en 2005 qui marque leur retour le sur le devant de la scène rock. Un DVD et un CD de la tournée Carnival of Sins, sorti en mai 2006, et a été produit par Bob Rock, sous le nom de Carnival of Sins Live.

Sources : Wikipedia

Petite anecdote pour la route :

Le 23 décembre 1987, Nikki Sixx fait une overdose très sérieuse. C'est Slash des Guns 'N Roses qui le trouve et l'amène direct au urgence, où il est sauvé in extremis. Il se réveille dans la nuit, s'évade de l'hôpital, rentre chez lui et change le message de son répondeur : "Salut, c'est Nikki, je suis indisponible car je suis mort, à bientôt !" et s'injecte un dernier shoot d'héroine. On le retrouve le lendemain, mort, et il est ramené à la vie par miracle grâce à deux injections d'adrenaline dans le coeur...
Lorsqu'il revient a lui, il appelle Vince et lui dit "Salut, qu'est ce qui c'est passé ? J'ai une gueule de déterré !!!"
C'est cet épisode qui a inspiré le groupe pour écrire une de leur plus grande chanson : Kickstart my Heart ! (qui parle aussi des courses de dragster de Vince Neil)

Discographie

Too Fast for Love (1981)
Shout at the Devil (1983)
Theatre of Pain (1985)
Girls, Girls, Girls (1987)
Dr.Feelgood (1989)
Decade of Decadence (1991)
Mötley Crüe (1994)
Generation Swine (1997)
Greatest Hits (Best of) (1998)
Live : Entertainment Or Death (Live) (1999)
Supersonic And Demonic Relics (1999)
New Tattoo (2000)
Red, White and Crüe (2005)
Carnival of Sins Live (Live) (2006)

Avis personnel :

J'aime bien Mötley Crüe et la voix de Vince Neil car elle se marie bien avec ce style de musique !
Je trouve super, malgré le fait que je ne conaisse qu'une ou deux chansons...:o)

Liens :

Clips :

Kickstart My Heart
Shout at the Devil (version remixée)
Looks That Kill
Girls Girls Girls
Live Wire

Lives :

J'ai pris ces lives de Carnaval of Sins, car ils sont géniaux...

Wild Side
Shout at the Devil
Dr Feelgood
Kickstart My Heart
Too Fast For Love

Site officiel :

Motley (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Albums-of-crue
Motleycrue51

Citation/Proverbe :

« Je suis fou comme les autres, bien que je préfère être dingue en privé... » Tommy Lee
# Posté le samedi 24 février 2007 12:57
Modifié le dimanche 29 juillet 2007 15:39

Artiste n°20 : The Ramones

Artiste n°20 : The Ramones
Maintenant on va parler de la VRAIE légende du punk , les Ramones, véritable groupe qui restera immortel, grâce à la musique excellente qu'ils ont laissé, avec une fin un peu trop tragique, malheureusement...

Membres :

Chant :
Jeffrey Hyman, dit Joey Ramone (1974-1996)

Guitare soliste :
John Cummings, dit Johnny Ramone (1974-1996)

Basse :
Douglas Glenn Colvin, dit Dee Dee Ramone (1974-1989)
Chistopher John Ward, dit C.J. Ramone (1989-1996)

Batterie :
Thomas Erdelyi, dit Tommy Ramone (1974-1977)
Marc Bell, dit Marky Ramone (1977-1983)
Richard Reinhardt, dit Richy Ramone (1983-1987)
Marc Bell, dit Marky Ramone (1987-1996)

Histoire :

Les débuts dans Big Apple

John Cummings alias Johnny Ramone rencontra un certain Douglas Colvin surnommé Dee Dee sur son lieu travail, une passion les rapprocha, la musique. Ils aimaient parler guitare, aimait les mêmes groupes, les Who et surtout les Stooges. Joey (de son vrai nom Jeffrey Hyman) était lui le copain de picole de Dee Dee comme il le disait si bien. Le premier concert des Ramones en 74 était composé de ces trois là, Dee Dee au chant (c'est lui qui écrivait principalement les textes) et à la basse, Johnny avec sa guitare et Joey à la batterie.
C'est Dee Dee qui avait trouvé le nom The Ramones, surnom qui venait du pseudonyme que prit à une époque Paul McCartney (dont lui-même était fan) et « Ramone » deviendra à tous leurs noms de scène.

Du CBGB's au panthéon du Rock

Le premier vrai concert se passera au CBGB à New York, et comme Joey avait écrit des chansons dont lui seul connaissait les paroles, il assura la partie chantée du groupe, c'est Tommy (Erdelyi) qui était manager du groupe, qui se placera derrière la batterie.
Le groupe continuera comme ça par la suite. Le groupe sortira Ramones en 1976, bien que ce soit un très bon album du groupe, les radios boudent le disque mais il sera apprécié dans le petit monde du punk. Et comme le punk est en pleine effervescence à Londres, les Ramones y feront une tournée très remarquée. Puis sortira Ramones Leave Home en janvier 77 suivi de Rocket To Russia quelques mois plus tard, album acclamé par la presse mondiale et enfin distribué à échelle planétaire, mais toujours parsemé par un échec commercial. Le groupe passe de nouveaux à Londres au Rainbow Theater où le concert sera enregistré. Tommy dont la passion première est la production, quitte le groupe et son rythme effréné pour se consacrer pleinement à celle-ci. C'est Marky (Marc Bell) qui le remplacera, ce qui n'empêcha pas de sortir le 4 ème album Road To Ruin puis un album live en 1979, It's Alive, enregistré en 77 à Londres. Alors que la reconnaissance a du mal à venir de la vente, le groupe, lui ne va pas mieux : entre la drogue qui a toujours fait partie de leur carrière et les tensions entre les membres, Johnny véritable leader, fut surnomé par les autres « le Führer ». Sortiront End Of The Century et Pleasant Dreams, albums qui feront crié au scandale une bonne partie des fans du groupe.
Marky congédié, Ritchie (Richard Reinhardt) prendra sa place pour le 8 ème Subterranean Jungle qui annonce un léger dans le groupe.

Une fin de carrière indescise

Nous sommes en 83 et sort alors Too tough to Die, qui passe du très bon au très mauvais. Le groupe ralentira sa production d'album pour attendre 3 ans avant dans sortir un autre Animal Boy puis l'année suivante Halfway to Sanity.
Le groupe semble stagné et tourné en rond, Ritchie se casse et Marky revient. En effet le premier best of Ramones Mania sort en 1988. Stephen King demande au groupe d'écrire une chanson pour Pet Semetary qui est adapté au cinéma, le titre du même nom sera présent dans l'album suivant, Brain Drain. Et en 1989, Dee Dee excédé par tout; Johnny, la drogue, les concerts, quitte le groupe ! Grosse perte puisqu'il composait la plupart des textes du groupe.
C.J. (Christopher Jean Ward) lui succédera, un nouveau Live enregistré à Barcelone verra le jour Loco Live. Et enfin en 1992, un nouvel album studio, écrit en grande partie par Dee Dee, Mondo Bizzaro suivi d'un album de reprises : Acideasters.
Le punk ramené sur le devant de la scène par de jeunes groupes, The Ramones, fatigué et excédé sort son dernier album, iAdios Amigo!, le succès commercial tant espéré arrive en 1994 et les membres du groupe décideront de s'arrêter et feront en 1996 un concert géant d'adieu avec de nombreux invités, d'où naquit We're outta here !

Triste fin

Des quatre membres originels, Tommy est le seul survivant.
Joey qui repris merveilleusement What a Wonderful World de Louis Armstrong décéda le 18 septembre 2001 d'un cancer.
Dee Dee fit quelques disques solos, notamment du rap sous le nom de Dee Dee King puis mourut d'une overdose, le 6 juin 2002.
Et enfin Johnny passa de vie à trépas le 15 septembre 2004, aussi d'un cancer, lui qui avait dit qu'il ne retoucherait plus jamais à une guitare.
Les Ramones entrèrent au Panthéon du Rock, le Rock n' roll Hall of Fame le 18 mars 2002. Un hommage leur est même rendu en 2003 avec la sortie du Tribute to Ramones : We are a happy family !

Sources : Destination.rock

Discographie :

Ramones (1976)
Leave Home (1977)
Rocket to Russia (1977)
Road to Ruin (1978)
End of the Century (1980)
Pleasant Dreams (1981)
Subterranean Jungle (1983)
Too Tough to Die (1984)
Animal Boy (1986)
Halfway to Sanity (1987)
Brain Drain (1989)
Mondo Bizarro (1992)
Acid Eaters (1993)
¡Adios Amigos! (1995)

Avis personnel :

J'aime beaucoup ce groupe et je trouve vraiment que c'est un groupe qu'on peut/doit prendre comme inspiration car leur musique est simplement splendide !!!
Alors si vous ne les avez pas encore écouté, faites-le ! Ca en vaut vraiment la peine ;o)

Liens :

Clips :

I Wanna Be Sedated
Rock'n roll High School
What a Wonderful World (Joey Ramone) (Splendide...)
Blitzkrieg Bop
Substitute

Lives :

Blitzkrieg Bop (Live in Argentina 1996)
Pet Sematary (Live 1989)
Go Mental (Live in Germany 1978)
Cretin Hop (Live at CBGB 1978)
Pinhead (Live)

Site officiel :

Ramones (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

The-ramones (Le seul qui en vaille le coup ;o)

Citation/Proverbe :

« HEY ! HO ! LET'S GO !!! »
# Posté le vendredi 02 mars 2007 17:19
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:51

Artiste n°21 : The Clash

Artiste n°21 : The Clash
On reste dans le punk avec une autre légende anglaise, The Clash, qui a été novateur sur beaucoup de points dans la rock, comme la collaboration avec le reggae et le rap...

Membres :

Guitare et Chant :
Joe Strummer (1976-1983)

Guitare soliste et chant :
Mick Jones (1976-1983)

Guitare :
Keith Levene (1976-1977)
Nick Sheppard (1983-1985)
Vince White (1983-1985)

Basse :
Paul Simonon (1976-1985)

Batterie :
Terry Chimes (1976-1977)
Topper Headon (1977-1982)
Terry Chimes (1982-1983)
Pete Howard (1983-1985)

Histoire :

Le début du combat

C'est en 1976, en pleine effervescence punk, que Londres découvre un nouveau groupe, venu marcher sur les plates-bandes des Sex Pistols. Cette formation emmenée par Joe Strummer (de son vrai nom John Graham Mellor) et le guitariste Mick Jones, rêve d'un monde meilleur et n'hésite pas à s'engager en évoquant le mal être des classes ouvrières...
Ce groupe, baptisé The Clash, est complété par Paul Simonon à la basse (qui jouait avec Mick Jones dans les London S.S.) et Terry Chimes à la batterie.
Auteur-compositeur de génie, Joe Strummer, est fils de diplomate anglais et né à Ankara le 21 août 1952. Ancien du groupe The 101'ers, il réunit tout son monde dans un hangar de Camden Town, dans la banlieue londonienne, et le premier album paraît en 1977.

Premiers Albums

Celui-ci porte le nom du groupe et contient le furieux White Riot qui fait sensation dans le milieu punk. Entre rockabilly, punk et reggae, The Clash impose un style qui va vite dépasser les frontières du royaume de sa gracieuse Majesté !
Dès le second opus, le batteur change et Topper Headon attrape les baguettes au vol. La tournée qui sert de préparation est émaillée d'incidents et les place définitivement au rang de phénomène.
Give'em Enough Rope sort en 1978 et est produit aux Etats-Unis par Sandy Pearlman (Blue Oyster Cult). Bien qu'haïssant les USA, The Clash part en tournée outre-Atlantique.
Dans beaucoup de ses chansons, le groupe va dénoncer des sujets souvent encore ignorés, comme le racisme ou l'injustice.

Une légende est née : London Calling

Leur troisième album London Calling, en 1979, est à juste titre considéré comme l'un des meilleurs albums rock de tous les temps. La pochette montre un Strummer éclatant sa guitare sur la scène du Palladium de New York et le contenu renferme quelques perles rares comme London Calling, Spanish Bombs et Brand New Cadillac - une reprise de Vince Taylor.
Ce disque défraie aussi la chronique car bien que double, il est vendu au prix d'un simple, The Clash faisant pression sur son label pour qu'il en soit ainsi ! Il s'ensuit une tournée mondiale début 1980. Au même moment paraît le film Rude Boy, consacré au groupe. Une oeuvre à mi-chemin entre le documentaire et la fiction.

Toujours aussi performants

En 1980, The Clash décide d'abandonner ses droits sur les deux cent mille premiers exemplaires vendus de son album Sandinista!. Cette fois-ci, c'est un triple album, vendu à prix réduit, et toujours marqué par de fortes sonorités reggae, le groupe ayant pris ses habitudes dans le quartier jamaïcain de Brixton, à Londres.
Dans cet opus, The Clash enfonce un peu plus le clou de l'engagement contre le nucléaire, pour la révolution et l'anti-américanisation.
En 1982, c'est Combat Rock avec deux nouveaux tubes imparables: Should I Stay Or Should I Go ? et Rock The Casbah, mais c'est aussi le moment où Strummer commence à péter les plombs ! Il part sans laisser d'adresse, se cachant à Paris chez des amis. C'est la débandade puisque Headon et Jones quittent également le navire dans les mois qui suivent. Ce dernier forme alors Big Audio Dynamite.

Fin de carrière au sommet de leur gloire

Joe Strummer finit par rentrer au bercail mais pour ce qui est le dernier album de The Clash, Cut The Crap, sorti en 1985. C'est le chant du cygne et l'aventure s'achève lors d'un concert au Stade Olympique d'Athènes.
Après une ultime tournée de reformation en 1999, la page Clash est définitivement tournée malgré des rumeurs de nouvel album.
Joe Strummer, s'essaie ensuite au cinéma dans des films de Martin Scorsese, Emir Kusturica et Jim Jarmusch. Il décède le 22 décembre 2002 d'un infarctus, ce qui "règle" définitivement le sort du groupe.
En 2004, le sublime London Calling est réédité pour ses vingt-cinq ans. Des titres inédits et un DVD complètent cette oeuvre qui n'a pas pris une ride !

Sources : Ramdam

Petite anecdote pour la route :

Lorsque les Clash sortent leur premier album en 1977, c'est le délire partout en Angleterre.
Par-contre, le disque ne paraît même pas aux Etats-Unis, non pas parce qu'une chanson s'appelle I'm so Bored With the USA (J'en ai marre des USA !!!), mais parce que la maison de disques américaines, qui devait le sortir, le trouve trop mal enregistré et trop chaotique, trop punk, quoi !
Pour se venger, le groupe, dès qu'il tournera enfin aux States, commencera évidemment chacuns de ses concerts par le saignant I'm so Bored With the USA !

Discographie :

The Clash (1977)
Give 'Em Enough Rope (1978)
The Clash (US) (1979)
London Calling (1979)
Sandinista! (1980)
Combat Rock (1982)
Cut The Crap (1985)
London Calling (25th Anniversary Legacy Edition) (2004)

Avis personnel :

C'est un groupe que je trouve très bien surtout au niveau des mélodies et les lives sont plus que splendide ! Malgré leur courte carrière, ils ont laisés de très bons albums ! ;o)

Liens :

Clips :

London Calling
Tommy Gun
Complete Control
Police and Thieves
Rock The Casbah

Lives :

I Fought The Law (Live on Broadway)
I'm So Bored With the USA (Live 1978)
London Calling (Live in Tokio)
Tommy Gun (Live 1978)
Should I Stay Or Should I Go ? (From Combat Rock (1982)

Site officiel :

Theclashonline (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

J'arrive pas à en trouver, parce que des débiles de pseudo rapeurs français ont repris le terme "Clash" pour désigner leurs textes fait à l'arrache et pas de si bonne qualité...:o(

Citation/Proverbe :

« Quand plus tard j'ai vu U2 remplir les stades, je me suis dit que c'étaient les Clash qui méritaient d'avoir leur succès ! » Mick Jones
# Posté le samedi 03 mars 2007 17:25
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:51

Artiste n°22 : Led Zeppelin

Artiste n°22 : Led Zeppelin
Maintenant on quitte le punk pour un des grands groupes de l'histoire du hard rock, une légende, le groupe que l'on DOIT connaître si on aime le rock : Led Zeppelin.

Membres :

Chant :
Robert Plant (1968-1980)

Guitare soliste :
Jimmy Page (1968-1980)

Basse :
John Paul Jones (1968-1980)

Batterie :
John Bonham (1968-1980 => R.I.P)

Histoire :

Naissance

En 1968, lorsque les Yardbirds se séparent, Jimmy Page est encore sous contrat et doit honorer des dates de concerts. Alors il recherche des musiciens pour former un nouveau groupe avec le manager des Yardbirds, Peter Grant. John Paul Jones apprend la nouvelle et contacte Jimmy Page avec qui il a déjà travaillé lors de différentes sessions studio. Jimmy Page, connaissant le professionnalisme de John Paul Jones, l'accepte tout de suite. Pour le chanteur, Jimmy Page pense tout d'abord à Steve Marriott, le chanteur des Small Faces puis à Terry Reid. Celui-ci décline l'offre mais l'oriente vers un jeune chanteur qui l'a impressionné, Robert Plant. Jimmy Page l'écoute en concert et est, à la fin du concert, enthousiasmé. Il ne manque plus que le batteur. Robert Plant connaît un batteur surdoué avec qui il a joué au sein d'un groupe de rock : John Bonham. Ce dernier refuse d'abord l'offre puisqu'il était entré en contact avec Joe Cocker pour occuper un poste stable au sein de son groupe. Mais sous la pression de Jimmy Page et de Peter Grant, il accepte finalement l'offre et le quatuor forme les New Yardbirds, qui partent alors en tournée en Scandinavie. Ils empruntent un look très proche à celui des Who et le son au Jeff Beck's Group.
Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et pour marquer un tournant musical, Les New Yarbirds changent leur nom pour Led Zeppelin le 9 novembre 1968 lors d'un concert au London Roundhouse à Chalk Farm (en Angleterre). C'est le batteur Keith Moon du groupe The Who qui donna l'idée du nom Led Zeppelin avec sa phrase: « Ce groupe va couler comme un dirigeable de plomb. »

Les débuts

Leur manager, Peter Grant, obtient un contrat de cinq ans avec la maison de disque Atlantic Records. Ils enregistrent leur premier opus en une trentaine d'heures pendant leur tournée en Angleterre ce qui lui donnera l'aspect d'un album live. Led Zeppelin I sortira le 12 janvier 1969 quatre mois après leur premier concert. Cet album éponyme, fortement influencé par le blues et le folk, propose des riffs ravageurs et un chanteur puissant. Après l'annulation du Jeff Beck's Group de leur tournée aux États-Unis, Peter Grant saute sur l'occasion et les remplace par Led Zeppelin en première partie des concerts de Vanilla Fudge, d'Alice Cooper et d'Iron Butterfly. Durant cette tournée, le public américain est conquis par les solos démonstratifs de Jimmy Page, les interprétations personnelles et improvisations : des morceaux, comme Dazed and Confused, pouvaient durer plus de trente minutes. Certains groupes refusent tout simplement de remonter sur scène. À partir de ce moment, Led Zeppelin sera seul en tête d'affiche.
Ils enregistrent au cours de leur voyage un deuxième disque, Led Zeppelin II (sorti le 22 octobre 1969), dans la même veine que le précédent opus. Cet album donnera au groupe une notoriété qui fera de lui le plus gros vendeur du début des années 1970. La presse sera pourtant divisée, certains leur reprochant leur sexisme ou une certaine violence parfois injustifiée.

Apogée de la gloire

Leur album suivant, Led Zeppelin III (sorti le 5 octobre 1970), montrera que le groupe ne se résume pas à quelques accès de guitares rageuses et à la voix agressive de Robert Plant. La moitié du disque sera composée exclusivement de ballades folk. La réputation sulfureuse que Led Zeppelin se forge est due à de nombreux écarts : chambres d'hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres.
Leur 4e album,(dont la pochette ne possède ni un nom d'album, ni le nom du groupe, mais que nous nommerons Led Zeppelin IV), est sorti le 8 novembre 1971. Certains textes sont inspirés du Seigneur des anneaux de Tolkien et sont empreints d'occultisme. Ce sera leur album le plus vendu grâce au classique Stairway to Heaven. C'est un album équilibré où l'on sent que le groupe a atteint sa pleine maturité. Les compositions sont riches et variées, passant du folk au hard rock avec aisance.
Deux ans plus tard, le groupe sort Houses of the Holy le 28 mars 1973, premier disque ayant un titre à proprement parler. L'album est très varié, Led Zeppelin s'essayant au reggae ou au funk, et perdant ainsi un peu de sa spontanéité. En cette même année, Robert Plant, dont la voix est usée par des tournées à répétition (450 concerts en quatre ans), subit une opération des cordes vocales qui le laissera aphone pendant plusieurs semaines.
En 1974, le groupe crée son propre label : Swansong, qui produira plusieurs groupes et financera une partie du premier film des Monty Python : Sacré Graal.
Le 24 février 1975, le groupe publie son sixième album studio (double), intitulé Physical Graffiti. Pour beaucoup, il s'agit du dernier grand album de Led Zeppelin.

Descente aux enfers

Le 31 mars 1976, le groupe sort Presence, album connu pour la chanson Achilles Last Stand qui dure plus de 10 minutes. L'année suivante, Karac Plant, le fils de Robert Plant, meurt (27 juillet 1977). Cet évènement, ainsi que le mouvement punk en plein essor à cette époque, porte un coup dur au groupe, qui décide de prendre une pause.
Le 15 août 1979, In Through the Out Door sort dans une pochette emballée dans du papier kraft, fragile et de collection. Led Zeppelin doit beaucoup au travail de John Paul Jones. En effet, Jimmy Page vit plongé dans le chaos de la drogue et John Paul Jones en profite pour marquer l'album de son empreinte. L'album est donc teinté de sons issus de synthétiseurs. Il travaille notamment avec Robert Plant sur All my Love, morceau qu'il dédie à son fils Karac.
Le groupe se dissout en 1980, après la mort du batteur John Bonham (mort en suffocant d'un coma éthylique). Le dernier concert avait eu lieu le 7 juillet 1980, à Berlin. Un dernier album posthume intitulé Coda sortira le 19 novembre 1982 (la coda signifie un retour en arriere avant d'arriver à la fin d'un morceau musical).

Derniers soupirs

Robert Plant et Jimmy Page se réuniront à nouveau à deux reprises au milieu des années 1990. Une première fois pour l'album No Quarter (aussi appelé Jimmy Page and Robert Plant Unledded, jeu de mot entre Unledded et Unplugged) qui reprend principalement des titres de Led Zeppelin et contient deux nouvelles chansons. Un album enregistré au Maroc et donc à forte consonance orientale, contenant notamment l'inoubliable Nobody's Fault but Mine mâtiné d'instruments traditionnels maghrébins. Ensuite, pour Walking into Clarksdale, un album somme toute un peu quelconque qui n'apportera pas vraiment de bonnes nouvelles concernant une possible reformation du groupe. Ce retour s'inscrivait dans un mouvement de fond où les ténors des années 1960 et 1970, tels les Rolling Stones et Pink Floyd, effectuaient, avec plus ou moins de succès, un retour sur le devant de la scène, profitant d'un effet de mode qui leur était favorable.
Depuis, Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones continuent avec des hauts et des bas leurs carrières solo respectives. À noter aussi que Jason Bonham (fils du batteur John Bonham) avait été pressenti pour remplacer son père dans une reformation dans les années 1990. Il a notamment édité un excellent album live qui reprend les titres phares de Led Zeppelin. On remarque de suite la filiation entre Jason et son père au niveau du jeu (The Jason Bonham Band, album In the Name of my Father).

Sources : Wikipedia

Petite anecdote pour la route :

Les paroles de Stairway to Heaven inspirées par l'intérêt de Jimmy Page pour l'occultisme ont été jugées pernicieuses par certains groupes fondamentalistes religieux (Personnellement, je trouve que c'est des conneries, mais bon...). Ils ont même prétendu que si on passait cette chanson à l'envers, on pouvait entendre la phrase « Here's to my sweet Satan » (« à mon Satan adoré »), message subliminal destiné à transformer tous ses auditeurs en suppôts du démon. Voici les supposées paroles :

A l'endroit, ça donne :

If there's a bustle in your hedgerow,
Don't be alarmed now
It's just a spring clean for the May queen
Yes, there are two paths you can go by
But in the long run there's still time to change the road you're on


Et à l'envers :

Here's to my sweet Satan
The one whose little path would make me sad
Whose power is faith
He'll give you 666
There was a little toolshed where he made us suffer
Sad Satan


Pour écouter l'extrait : ici

Discographie :

Led Zeppelin I (1969)
Led Zeppelin II (1969)
Led Zeppelin III (1970)
Led Zeppelin IV (1971)
Houses Of The Holy (1973)
Physical Graffiti (1975)
Presence (1976)
The Song Remains The Same (Live) (1976)
In Through The Outdoor (1979)
Coda (1982)
Remasters (Best of) (1990)
Boxed Set 1 (1990)
Boxed Set 2 (1990)
The Complete Studio Recordings (1993)
BBC Sessions (Live) (1997)
Early Days Best Of Volume one (Best of) (1999)
Latter Days Best Of Volume two (Best of) (2000)
How The West Was Won (Live) (2003)

Avis personnel :

Les solos de Jimmy Page te renvoie facilement chez toi, joueur de guitare !
Les prouesses de la guitare s'accordent vraiment bien avec la chanson : c'est tout simplement sublime ce que nous a laissé ce groupe autant pour l'héritage du hard rock que pour le folk.

Liens :

Clips :

Ramble On the Hobbit ("Clip"...)

Lives :

Achilles Last Stand (Live in Knebworth 1979)
Stairway To Heaven (Live)
Jimmy Page Guitar Solo (Live 1988)
Misty Mountain Hop (Live)
Kashmir (Live at Knebworth 1979)

Site Officiel :

Ledzeppelin (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Ledzepworld
Ledzepplin

Citation/Proverbe :

« J'ai toujours pensé que la bonne chose au sujet de la guitare était qu'elle n'était pas enseignée à l'école. » Jimmy Page
# Posté le vendredi 09 mars 2007 16:17
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:51