Artiste n°8 : Metallica

Artiste n°8 : Metallica
Maintenant je vais vous décrire (même si rares sont les personnes à ne pas en avoir entendu parler...) le groupe le plus incontournable du métal, le mythique Metallica.

Membres :

Guitare rythmique et chant :
James Hetfield

Guitare soliste :
Lloyd Grant (1982)
Dave Mustaine (1982-1983)
Kirk Hammett (1983-Aujourd'hui)

Basse :
Ron McGovney (1982)
Cliff Burton (1982-1986 => R.I.P)
Jason Newsted (1986-2001)
Bob Rock (en studio) (2001-2003)
Robert Trujillo (2003-Aujourd'hui)

Batterie
Lars Ulrich

Histoire :

Le groupe débute


Le groupe a été créé en 1981-1982 à Los Angeles à l'initiative de Lars Ulrich, membre européen du groupe puisque né au Danemark (et qui se destinait à une carrière de tennisman avant d'écouter Deep Purple et Diamond Head). James Hetfield, en répondant à une petite annonce postée dans un magazine nommé The Recycler par Lars allait lier son destin à ce qui allait devenir l'un des plus importants groupes de Heavy Metal du XXe siècle. Le nom de Metallica devait être à l'origine celui d'un magazine d'un ami de Lars, mais ce dernier le lui a déconseillé et a pris Metallica comme nom de son groupe ! Après plusieurs maquettes démos (No life 'till Leather, Metallus Maximus...) le premier titre du groupe paru sur la compilation officielle Metal Massacre, Hit The Lights, y figurait en première piste, même si le nom du groupe fut à l'époque mal orthographié (MettalicA) — le premier pressage de cet album est d'ailleurs ultra collector. Le groupe s'est ensuite déplacé à San Francisco, et deux des membres initiaux, Dave Mustaine, guitariste, et Ron McGovney, bassiste, furent remplacés respectivement par Kirk Hammett, jusqu'alors guitare lead au sein du groupe Exodus et Cliff Burton qui officiait au sein de Trauma, avant l'enregistrement du premier album, Kill 'em All (qui devait initialement s'intituler Metal Up Your Ass. Dave Mustaine, une fois exclu par James Hetfield, fonda le groupe Megadeth. Ainsi, une même mélodie se trouve à la fois sur une chanson de Metallica (The Four Horsemen, album Kill 'em All) et sur une chanson de Megadeth (Mechanix, album Killing Is My Business...) ce titre ayant été pour la plus grande partie écrit par Dave Mustaine.

Enfin le succès

En 1983, Metallica signe avec un petit label local, MegaForce, qui éditera leurs deux premiers albums, Kill 'Em All, et Ride The Lightning. Les albums suivants seront produits par Elektra.
En 1986, sort l'album Master Of Puppets, qui est devenu un album référence du thrash metal (au même titre que le Reign in Blood de Slayer sorti la même année). Durant la tournée Master en Suède, l'autobus de tournée se renverse en glissant sur une plaque de verglas le 27 septembre 1986. Cliff Burton meurt sur le coup, la moitié du corps écrasé sous le véhicule. Aux obsèques de Cliff Burton, le morceau Orion de l'album Master Of Puppets est passé pour lui rendre hommage, Orion étant un morceau instrumental très technique composé essentiellement par le bassiste. Jason Newsted (du groupe Flotsam and Jetsam) le remplace. Metallica enregistre avec Newkid le EP Garage Days re-visited avant de sortir un nouvel album, fin 1988 ...And Justice For All, dont la chanson To Live Is To Die est le dernier témoignage discographique de Cliff Burton épatant génie de la composition.

Chocking

Le morceau One servira de prétexte au premier clip vidéo du groupe. One possède une véritable histoire (le soldat qui souhaite mourir plutôt que de vivre une existence infernale, après avoir été horriblement mutilé à la guerre et qui est prisonnier de son propre corps inerte, à l'hôpital, reprenant l'½uvre de Dalton Trumbo). Le vidéoclip reprend justement les images du film Johnny s'en va-t-en guerre. Un fait est à noter sur ce clip : il a été véritablement mal perçu par les fans de la première heure, ce qui n'a pas empêché pour autant le groupe de faire sensation et d'atteindre une nouvelle catégorie de fans. S'en suit une énorme tournée mondiale de deux ans qui passera par Seattle en 1989, la fameuse Doris (le nom de la statue figurant sur la pochette de ...and Justice for All) se démantibulant durant le show.

The Black Album : le début de la légende


En 1991, Metallica revient avec un album homonyme (communément appelé Black Album), produit par Bob Rock. C'est alors l'apogée du groupe mais la fin de la période thrash. En effet, le groupe réduit grandement sa vitesse et la complexité de ses riffs, qui n'en demeurent pas moins accrocheurs. La formation apparaît sur scène aux cotés de groupes comme AC/DC ou Guns n' Roses ou encore heavy-rockers suédois Europe (notamment au Tokyo-Dome) et engage une tournée incroyable de près de quatre cents concerts à travers le monde durant cinq ans, jouant sur tous les continents et créant même parfois des émeutes (à Djakarta) et dont un témoignage vidéo est disponible dans le coffret Live Shit : Binge & Purge sortit en 1993.
Metallica avec le Black Album a d'une certaine façon rendu le métal plus accessible au grand public, notamment avec la fameuse ballade Nothing else Matters... À partir de ce moment, Metallica deviendra un monstre du rock et ne redescendra pratiquement jamais de son piédestal.
En 1992, Metallica participe au concert hommage à Freddie Mercury à Wembley. James Hetfield y chante notamment Stone Cold Crazy avec les trois membres survivants de Queen.
Après une longue absence studio de cinq ans, expliquée notamment par deux ans et demi de tournées incessantes avec des concerts marathons de près de deux heures, Metallica revient en 1996 avec un nouvel album, Load qui sera acclamé par la critique mais dénoncé par certains fans de la première heure, (l'évolution musicale, les nouvelles coupes de cheveux...). Puis en 1997 sort son frère jumeau ReLoad. Reload est la suite des enregistrements réalisés lors du passage en studio du groupe pour l'album Load, initialement prévu pour être un double.

Un peu de tout

En 1998 sort Garage Inc. un double album composé uniquement de reprises. Le groupe rend ainsi hommage à ses principales influences : Discharge, Diamond Head, Black Sabbath, Danzig et les Misfits, Blue Öyster Cult, Thin Lizzy, Motörhead, Killing Joke, Blitzkrieg. Par la suite, Metallica jouera avec l'orchestre symphonique de San Francisco dirigé par Michael Kamen et sortira un album live de ce concert, S&M, ainsi qu'un DVD.
Entre temps, Metallica signe pour la première fois un single dédié à accompagner un film (Mission Impossible 2) avec le titre I Disappear. (James participera à la B.O de South Park un peu plus tard).

Le groupe ces dernières années

Peu après, Jason décide de quitter le groupe, officiellement pour raison de santé (« des années de headbanging ont abimés mes cervicales ») mais plus officieusement parce que l'orientation musicale des Four Horsemen ne lui convient plus et que la possessivité de James Hetfield lui interdisant de s'ouvrir de nouveaux horizons musicaux, lui qui n'a pas composé depuis l'album Doomsday For The Deceiver de Flotsam & Jetsam 1986, si l'on excepte Blackened et My Friend Of Misery. Il décide donc de se concentrer sur les nombreux projets musicaux sur lesquels il a planchés avec plusieurs musiciens de renom au cours des années (Andreas Kisser de Sepultura, Piggy et Away de Voivod, etc.). Notamment, le groupe Echobrain.
En 2003 sort St. Anger, marquant le retour à une sonorité plus agressive. St. Anger adopte en effet un style de nu metal nouveau genre. Durant cette même année, Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendencies, Infectious Grooves et Ozzy Osbourne) devient le nouveau bassiste officiel du groupe.
Metallica participe à l'album hommage aux Ramones (We're a Happy Family) avec le titre 53rd & 3rd. D'autres titres de la session (Cretin Hop, Commando, Today Your Love, Tomorrow The World et Now I Wanna Sniff Some Glue) sont présents sur les singles St. Anger.
Un documentaire sorti en 2005 : Some Kind Of Monster, retrace les années de doute du combo entre le départ de Jason et l'édition de St. Anger, entre les crises et les engueulades de James et Lars.
À noter que Kirk Hammett a participé au dernier album de Carlos Santana sorti en 2005.

Metallica aujourd'hui


Le groupe est entré en studio en 2006 pour enregistrer un nouvel album produit par Rick Rubin (U2, Red Hot Chili Peppers, System of a Down, Rage Against the Machine, AC/DC, Slayer...). Cet album, selon les dires du groupe, retourne a des sonorités thrash metal, frolant même le punk. L'album devrait sortir vers la fin de l'année 2007.
Le groupe a reçu jusqu'à maintenant six Grammy Awards et a reçu les honneurs de MTV les intronisant Icônes du Rock.
Metallica (en tant qu'entité) est classé vingt-troisième parmi les cent célébrités les plus puissantes toutes categories confondues(show-bizz, sport, littérature), juste après JK Rowling (Harry Potter). Dans l'industrie musicale, ils sont à la quatrième place, après Madonna, Elton John et P Diddy.
À ce jour, Metallica a vendu plus de quatre-vingt-dix millions d'albums et près de vingt mille albums par semaine sont achetés dans le monde ce qui le place en tête des plus gros vendeurs du métal aux cotés de Kiss, Bon Jovi, etc.

Sources : Wikipedia

Discographie :

No Life 'Til Leather (1982)
Kill 'Em All (1983)
Ride The Lightning (1984)
Master Of Puppets (1986)
Garage Days Re-Revisited (1987)
...And Justice For All (1988)
The Black album (1991)
Live shit binge & Purge (1992)
Load (1996)
ReLoad (1997)
Garage Inc. (1998)
S&M (Symphony and Metallica) (1999)
St. Anger (2003)

Avis personnel :

Ah mais c'est que c'est super bon Metallica !
Ca a beau est du speed metal (ou du trash metal ou du...j'en ai rien a foutre !), bin ça reste accessible car c'est mélodique, pas comme certains autres groupes dont je ne citerai pas le nom...
Je me demande vraiment comment va être le nouvel album en 2007 ! (Sûrement bon !)


Liens :

Clips :

Enter Sandman
Wherever I May Roam
I Dissapear
One
The Unforgiven

Lives :

For Whom the Bell Tolls (Live in Sydney)
Enter Sandman (Live at The MTV Video Music Awards 1991)
Nothing Else Matters (Live from S&M)
Master of Puppets (Live at Seattle 1989)
Seek and Destroy (Live at Woodstock 1999)

Site officiel :

Metallica (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Metallica
Metallica-world
Metallica-4ever
Metallica-france
Crazy-metallica

Citation/Proverbe :

« Metal up your ass ! » James Hetfield
# Posté le vendredi 15 décembre 2006 13:33
Modifié le mardi 22 mai 2007 01:38

Artiste n°9 : The Who

Artiste n°9 : The Who
On quitte le hard pour un très vieux groupe de rock qui mèrite largement sa place sur ce blog : The Who, le super groupe qui fait les génériques des Experts (Que j'ai vu en concert au Paléo cet été et je peux vous assurer que vous ressortez pas indemne d'un concert aussi grandiose !)

Membres :

Chant :
Roger Daltrey

Guitare soliste et chant :
Pete Townshend

Basse :
John Entwistle (1961-2002 => R.I.P)
Pino Palladino (2002-Aujourd'hui)

Batterie :
Keith Moon (1961-1978 => R.I.P)
Kenny Jones (1978-1983)
Simon Phillips (1989)
Zak Starkey (1996-Aujourd'hui) (Fils de Ringo Starr, ex-batteur des Beatles)

Histoire :

Les origines


La préhistoire des Who commence en 1961, lorsque Pete Townshend entre à l'école d'art de Ealing, où il crée avec son ami John Entwistle un groupe de Jazz Dixieland. Pete y tient le banjo, dont il joue, en plus de la guitare, depuis l'âge de 12 ans, tandis que John, plus éduqué musicalement, joue des cuivres. Impressionné par leur maîtrise instrumentale, le petit, musclé et impulsif Roger Daltrey, étudiant et ouvrier métallurgiste à ses heures, les "invite" à rejoindre son groupe de skiffle, dont il est le guitariste solo. Les deux musiciens amateurs n'ont guère le choix... Devenus les Detours, les futurs Who se consacrent au Rhythm and Blues, et sont rejoints en 1964 par le batteur Keith Moon. Le line-up historique est au complet, et le groupe rebaptisé The Who. Il change brièvement de nom en 1964 pour The High Numbers sous l'influence de leur manager Peter Meaden, mais celui-ci est promptement viré, et le groupe recouvre son nom.
À cette époque, les Who sont associés au mouvement mods, alors même qu'ils n'en ont jamais vraiment fait partie. Vêtus de manière sophistiquée comme les mods, ils pratiquent une musique qui fait le lien entre la musique noire, très prisée de ces derniers, et le rock and roll de leurs ennemis les rockers. Townshend raconte que de la fenêtre d'un hôtel, il a vu un groupe de Mods coincer deux rockers et leur jeter des bouteilles: "Je me suis senti soudain une sorte de pouvoir. Je me suis dit: Ce sont ces gens-là qui viennent écouter notre musique ?". Dès les débuts du groupe, les concerts revêtent une importance essentielle pour le groupe : les Who jouent de manière très énergique, à un volume sonore jamais vu à l'époque, et Pete Townshend détruit systématiquement sa guitare et une partie du matériel à la fin de la dernière chanson (ce qui n'est pas sans entraîner quelques problèmes de trésorerie). Cette énergie hors du commun les fait rapidement connaître en tant que groupe de scène dans une Angleterre dont les groupes de rock sont encore assez propres sur eux, au moins en apparence.

Les Who, groupe à singles

C'est en 1965 que les Who décrochent leur premier hit single avec I Can't Explain, une chanson à propos de la difficulté de communiquer de Townshend, qui sera rapidement suivie par Anyway, Anyhow, Anywhere, morceau plus pop qui sera le seul jamais composé en commun par Townshend et Daltrey. La même année sort My Generation, premier album du groupe qui contient futurs hymnes, tels le morceau éponyme où Townshend clame, par la voix de Daltrey, qu'il espère "mourir avant d'être vieux" (I hope I die before I get old). Certains y voient l'origine du mouvement punk. Mais les paroles ne sont pas le seul intérêt du morceau : le guitariste y fait également l'une des premières utilisations enregistrées du feedback et un duo avec Entwistle qui contient des lignes de basse d'une virtuosité jamais entendue à l'époque. On trouve également sur le disque des titres montrant la maîtrise de l'écriture de Townshend, comme Substitute, qui sera censuré à la radio à cause de lignes comme I look all white but my dad was black, et Pictures of Lily, consacrée à l'art de la masturbation.
Les singles suivants, I Can See For Miles et Magic Bus, établissent définitivement la réputation des Who en tant que "groupe à singles". Mais Townshend voit plus loin : à l'image des Beatles, il veut expérimenter d'avantage dans sa musique et réaliser de véritables albums, cohérents et ambitieux. En 1966, le groupe sort l'album A Quick One dont la chanson éponyme, qui comporte plusieurs parties distinctes, a été considérée depuis, à la lumière des travaux suivants du groupe, comme un "mini-opéra Rock". Le disque est suivi par The Who Sell Out ("Les Who se vendent" ou "Les Who sont des vendus"), album concept qui se présent sous la forme d'une émission de radio, avec jingle et publicités parodiques composées et interprétées par le groupe. Malgré son statut de concept-album, Sell Out est le sommet des Who en tant que "groupe à singles", avec I Can See For Miles, le 45 tours le plus vendu de leur histoire. En 1968, ils participent à The Rock and Roll Circus avec The Rolling Stones, John Lennon, Eric Clapton...

Art-rock

En 1968, le nom des Who est sur toutes les lèvres : leurs prestations - littéralement - explosives au festival de Monterey et à la télévision ont porté leurs fruits. Pete Townshend donne alors une interview au magazine Rolling Stone, annonçant son intention de sortir un véritable opéra rock. Il tient parole l'année suivante avec Tommy, qui, s'il n'est pas le premier - cet honneur revient aux Pretty Things, reste l'Opéra Rock le plus célèbre à ce jour. Métaphore des difficultés de l'enfance de Townshend, Tommy raconte l'histoire d'un jeune enfant sourd, muet et aveugle à cause d'un secret qu'il ne doit avouer à personne. L'album contient des moments musicaux hors du commun tels que Pinball Wizzard ou Amazing Journey. Joué sur scène dans sa quasi-intégralité notamment à Woodstock (où Townshend agressa à coups de guitare une personne qui tentait d'interrompre le concert pour prononcer un discours), Tommy propulse le groupe au rang de superstars dans le monde entier, encourageant Townshend à se lancer dans un projet plus ambitieux encore.
Après avoir sorti Live at Leeds, souvent considéré comme le meilleur album live de tous les temps, les Who s'attèlent au projet Lifehouse, un concept assez obscur de disque-concert-show radiophonique basé sur une collaboration active entre les Who et leur public et une histoire située dans un avenir où seul le Rock peut sauver le monde. Mais le concept est trop ambitieux et échoue à mi-chemin. Les Who ont néanmoins enregistré suffisamment de morceaux pour sortir un album, Who's Next, qui est encore un énorme succès. Fondé en grande partie sur l'utilisation de la dernière invention en date en matière d'instrument de musique, le synthétiseur, Who's Next est le premier album Rock à contenir des pistes électroniques préprogrammées qui, contre toute attente, s'intègrent parfaitement bien à la musique des Who.
Avec l'album suivant, Quadrophenia, en 1973, les Who reviennent avec succès à l'Opéra rock. Ce disque, qui raconte les tribulations d'un jeune mod souffrant d'un quadruplement de personnalité (une "quadrophénie", même si le terme est inexact). Chacune de ses personnalités correspond à un membre du groupe et à un thème musical. L'album, si son succès commercial est inférieur à celui de Tommy, constitue une réussite artistique encore supérieure, avec des claviers et des guitares qui s'interpénètrent parfaitement.
Hélas, la tournée qui suit est loin de se passer aussi bien : le groupe ne parvient pas à jouer par dessus les bandes d'effets sonores et de sons électroniques enregistrés, qui se désynchronisent en permanence. Seule la ville de Paris entendra l'intégralité du show conçu par Pete Townshend ! Furieux, ce dernier détruit tout le matériel de la tournée au cours d'un concert, et revient à un spectacle plus simple avec les extraits les moins compliqués de l'album.

L'errance

Après Odds and Sods, une compilation de faces B sortie en 1974, les Who enregistrent en 1975 un nouvel album, The Who By Numbers, sinistre et dominé par les claviers. Townshend, qui est en pleine dépression et dont la consommation de drogues et d'alcool n'arrange rien, livre avec ce disque une véritable "lettre de suicide", selon les mots d'un journaliste. L'album se vend mal et le groupe s'éloigne des scènes, préférant travailler sur la version cinéma de Tommy. Ils rejoignent malgré tout le studio en 1978 pour enregistrer Who Are You, album plutôt expérimental comprenant plus de claviers que de guitares. Souvent détesté, ce disque est pourtant une brillante exploration sonore qui revient à un son plus gai et montre un regain d'intérêt du groupe pour la musique. Hélas, les Who sont coupés net dans leur élan par la mort subite de Keith Moon, le 7 septembre 1978, d'une overdose du médicament qu'il prenait pour traiter son alcoolisme galopant. Brisé, le groupe décide malgré tout de continuer et embarque le batteur Kenny Jones pour une tournée mondiale qui vise à prouver que les Who sont toujours vivants. Mais le sort s'acharne sur eux : le 3 décembre 1979, à Cincinnati dans l'Etat américain de l'Ohio, une bousculade juste avant un de leurs concerts fait onze morts parmi les spectateurs. Le groupe est horrifié : Daltrey s'effondre en larmes dans les coulisses. Rien ne sera plus comme avant pour le groupe.
La seule actualité des Who les années suivantes est cinématographique : en 1979 sort un documentaire sur eux, The Kids are Alright, dont l'excellente BO est plus tard disponible sur disque, et ils produisent la même année une version filmée de Quadrophenia, dans laquelle figure notamment Daltrey. En 1981 sort Face Dances, suivi l'année suivante par It's Hard. Ces deux albums au son très pop sont bien accueillis par la presse, mais moins par le public qui les boude. Townshend se sent de plus en plus mal à l'aise au sein du groupe, prend de plus en plus de drogues et finit par craquer et dissoudre les Who en 1982, interrompant une séance d'enregistrement pour expliquer aux autres musiciens qu'il "ne peut plus écrire pour les Who." Suit une triomphale tournée d'adieu qui bat des records d'audience, mais le c½ur n'y est plus depuis longtemps.

Scènes et résurrection

Pendant près de 25 ans les Who ne sortiront aucun album studio. Chacun se consacre d'abord à sa carrière solo, dont celle de Pete Townshend s'avère la plus ambitieuse jusqu'à Psychoderelict (énième concept-album) en 1993. Le leader-guitariste sera ainsi le seul à reprendre sur scène avec le groupe quelques titres issus de ses propres disques. Les Who se reforment en effet à de nombreuses reprises : en 1989, le vingtième anniversaire de l'opéra-rock Tommy motive une tournée-évènement aux Etats-Unis avec Simon Philips derrière la batterie. Six ans plus tard, c'est la réédition de Quadrophenia qui les voit tourner en Amerique et en Europe avec de nombreux invités ; Zak Starkey (fils de Ringo Starr et élève de Keith Moon) s'installant désormais derrière les fûts. Plusieurs tournées visitent encore les pays anglophones (Les Who seront d'ailleurs "victimes" en 1999 d'une célèbre escroquerie liée à Internet, la société Pixelon.com prétendant retransmettre sur les écrans du monde entier l'un de leurs concerts à Las Vegas). Quelques excellents lives émergent aussi de leurs archives - dont le légendaire Live at the Isle of Wright. Le 27 juin 2002, à la veille d'une nouvelle tournée, John Entwistle est trouvé mort dans une chambre d'hôtel de Las Vegas, victime d'une crise cardiaque. Il aurait apparemment décidé de fêter le retour de son groupe en prenant de la cocaïne, ce que n'a pas supporté son c½ur déjà usé par des années d'excès.
Malgré le décès d'Entwistle, les Who reprennent la route en 2002 et confirment leur forme retrouvée, Roger Daltrey assumant une voix plus "rocailleuse" mais toujours puissante. Un nouvel album studio est enfin enregistré en 2006, baptisé Wire and glass et proposant notamment un mini-opéra de 11 minutes. Bien que plus introspectif et apaisé que leurs oeuvres passées, ce disque très attendu motive avant même sa sortie (novembre 2006), une gigantesque tournée saluée comme le retour au son des années Who's next...

Sources : Wikipedia

Petite Anecdote pour la route :

Les Who, au sommet de leur gloire, étaient complétement dégénérés et chacun de leur concert était un vrai spectacle !
En plus de démolir complétement leur matériel, le groupe aimait saccager leurs chambres d'hôtel et lâcher des pirahnas vivants dans leurs baignoires avant de se faire la malle !!!
Selon une rumeur, Keith Moon, le premier batteur, aurait acheté un hôtel entier pour le saccager à lui tout seul ! Et lors de leur concert, il fallait arrimer la batterie au sol pour éviter que celle-ci ne bouge pendant le morceau sous la violence des coups de Keith...
De plus, Pete Townshend, fracassant guitare et amplis à la fin des concerts, et n'hésitait pas à agresser à coups d'instrument tout imprudent qui tentait d'interrompre le spectacle !
Daltrey, lui a développé au fil des années un jeu de scène très spectaculaire, lançant notamment son micro en l'air pour le rattraper au dernier moment, juste au moment de chanter.
Le bassiste Entwistle avait adopté un jeu de scène très original qui consistait à... ne jamais bouger! Cela contrastait aussi bien avec la rapidité des mouvements de ses doigts qu'avec le chaos provoqué par ses trois acolytes.

Discographie :

The Who Sings My Generation (1965)
A Quick One (1966)
The Who Sell Out (1967)
Tommy (1969)
Live at Leeds (album live) (1970)
Meaty Beaty Big and Bouncy (compilation) (1971)
Who's Next (1971)
Quadrophenia (1973)
Odds and Sods (compilation de faces B) (1974)
The Who By Numbers (1975)
Who Are You (1978)
The Kids are Alright (1979)
Face Dances (1981)
It's Hard (1983)
Who's Last (1984)
Join Together (album live) (1990)
Live at the Isle of Wight Festival 1970 (album live) (1996)
Wire and Glass (mini album sorti uniquement au Royaume-Uni) (2006)
Endless Wire (2006)

Avis personnel :

Malgré que ça soit un très vieux groupe, ils font partie de la légende !
Je les ai vu au Paléo cet été et franchement c'était plus que grandiose et ça m'a vraiment marqué !
C'est bien que les Experts aient repris leur morceaux comme génériques, car ça leur a complètement relancé leur carrière !!!!
Avec des chansons plus que mythiques comme Won't Get Fooled Again, ils restent un des groupes lqui resteront dans la légende du rock !
En plus, un guitariste d'exception comme Pete Townshend et un batteur unique comme Keith Moon, il fallait les trouver !
Et comme j'ai vu qu'ils allaient passer en France, si vous avez l'occasion d'y aller, ne ratez pas cette chance : vous le regretterez sûrement...

Liens :

Clips :

Trop vieux pour les clips !


Lives :

Won't Get Fooled Again (Live 8)
Who are You ? (Live 8)
I Can See For Miles (Live on US TV 1969)
Baba O'Riley (Live)
My Generation (Live 1972)

Site officiel :

Thewhotour

Quelques bons skyblogs :

Trop vieux pour les jeunes d'aujourd'hui !!! :o)

Citation/Proverbe :

« Je suis toujours le meilleur batteur de type Keith Moon dans le monde. » Keith Moon
# Posté le dimanche 17 décembre 2006 08:41
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:49

Artiste n°10 : The Sex Pistols

Artiste n°10 : The Sex Pistols
Pour cet article, place aux punks qui ont mis l'Angleterre dans le chaos, je parle des anarchistes (Oui, c'est vraiment le cas !) Sex Pistols.

Membres :

Chant :
Johnny Rotten (1975-1978)
Ronnies Biggs (1978)

Guitare soliste :
Steve Jones (1975-1978)

Basse :
Glen Matlock (1975-1977)
Sid Vicious (1977-1978)

Batterie :
Paul Cook (1975-1978)

Histoire :

Le groupe qui allait enflamer l'Angleterre

Après avoir managé un temps la fin de carrière des New York Dolls, Malcom McLaren émigre à Londres et y ouvre en 1971 un magasin de vêtements rockabilly (Let It Rock) puis plus tard un autre (Sex) pour y vendre les créations de sa femme Vivienne Westwood, inspirées de l'esthétique sado-masochiste. Cet endroit devient le rendez-vous de jeunes désoeuvrés, dont Paul Cook et Steve Jones, qui deviennent amis avec Glenn Matlock qui en fut l'un des vendeurs. Ils y croisent la "bande des Johns" qui sont en fait les futurs Sid Vicious, Johnny Rotten et Jah Wooble. Steve Jones, Glenn Matlock et Paul Cook jouent déjà ensemble (notamment sur du matériel volé lors d'un des concert de David Bowie) avec un guitariste qui sera bientôt evincé. Ils demandent à Malcom McLaren de leur trouver un chanteur, et c'est ainsi que John Lydon passe une audition en singeant Alice Cooper par dessus la musique du juke-box. Le surnom de Rotten (pourri) lui est attribué à cause de l'état de décomposition de ses dents. Il crèent donc en 1975 un groupe avec comme nom The Sex Pistols. Ils se créent rapidement un répertoire inspiré des New York Dolls, des premiers David Bowie et des Pretty Things. Autour d'eux a lieu un regroupement d'individus à l'attitude et l'apparence provocatrices : le Bromley Contingent au sein duquel sont Siouxie, Billy Idol et d'autres personnalités qui marqueront cette époque. L'"inflexion vitriolée" et l'attitude psychotique de Johnny Rotten sur scène créent vite une réputation sulfureuse au groupe. Joe Strummer et Sting - parmi d'autres spectateurs hallucinés - décideront de montrer un groupe après les avoir vus en concert. L'aisance de la musique des Ramones avait déjà eu cet impact sur nombre de musiciens en herbe. Après un scandale télévisé à une heure de grande écoute le premier janvier 1976, une interview alcoolisée au cours de laquelle Bill Grundy, l'animateur, incite Steve Jones à proférer des insultes, le groupe fait la une des journaux. Il se voit interdit de jouer dans la majorité des villes que traverse l'Anarchy Tour auquel participaient les Damned. Leur premier 45t, Anarchy in the UK, est directement interdit sur les ondes et dans les magasins, sauf chez Virgin, dont Richard Brandson est un de leur sponsor, uniquement à cause de l'interview ayant mal tourné en janvier de la même année. Ils tournent alors en Europe pour échapper un peu à la pression des médias. L'Angleterre est en ébullition et les jeunes changent d'un seul coup d'attitude, de style vestimentaire et même d'opinion.

L'arrivée de Sid Vicious et le début de la fin

Glenn Matlock et Johnny Rotten s'entendent de moins en moins et le premier finit par être remplacé en 1977 par Sid Vicious (qui ne sait pas jouer de basse du tout), dingue dégénéré qui n'hésite pas à porter des insignes nazies juste pour choquer les biens-pensants, grâce auquel Rotten compte bien contrecarrer l'influence de McLaren sur le groupe.God Save the Queen, leur 2ème 45t, qui devait normalement sortir en 1977, avait des paroles si choquante (Elles disaient que la Reine n'était pas humaine, que la Monarchie anglaise était du fascime) que les ouvriers chargés de presser le disque refusèrent dans les premiers temps de fabriquer le disque ! Evidemment, l'album est vite interdit de passage sur le radios anglaises, et leur fameuse phrase dans cette chanson qui est "No Future" est devenu une sorte de dicton du rock et nombreux sont les groupes à l'avoir repris...
Après l'enregistrement de l'album , l'ambiance s'aigrit, des scissions apparaissent clairement entre Johnny Rotten, le manager et le reste du groupe. Sid Vicious subjugué par sa starification se détache peu à peu de la réalité. Tout ça dans un ambiance bordelique : un concert avec la chanson God Save the Queen donné sur un bateau en face du palais royal ou d'autres 45t au paroles atroces et violentes.
Automne 1977 sort enfin le premier album des Sex Pistols, le célèbre Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols dont rien que le titre le fit interdire partout (Titre qui se traduirai ainsi : On s'en bat les couilles, voilà les Sex Pistols.
Nous sommes donc en 1977, soit 2 ans depuis le début du groupe, et The Sex Pistols est interdit quasiment partout en Angleterre !
Malcom McLaren a alors l'idée d'exporter ce qu'il pense être son invention aux États-Unis. Mais bizarrement pas à New York qui les aurait sans doute accueilli en frères, mais dans le sud conservateur. Ces 12 derniers concerts se font dans une ambiance atroce qui aboutira au départ de Johnny Rotten, contraint plus tard d'abandonner son surnom dont MacLaren revendique la paternité.

La fin du groupe et l'après Sex-Pistols

Les Sex Pistols se sont séparés en 1978. La rupture rapide était sans doute inévitable entre des individualités fort différentes qui ont declenché si jeunes autant d'excitation créatrice chez les uns et de rejet chez les autres.
Johnny Rotten reprit ensuite son vrai nom (John Lydon), passe un moment en Jamaïque et fonde P.I.L (Public Image Limited) avec ses amis Keith Levene et Jah Wooble. La musique plus syncopée et tranchante que celle des Sex Pistols apparaît fortement marquée par le dub mais aussi le Krautrock . Paul Cook et Steeve Jones formèrent un groupe du nom de The Professionals. Sid Vicious, bassiste extrèmement médiocre mais charismatique est resté célèbre pour avoir été soupçonné du meurtre de Nancy Spungen, sa petite amie. Sa mort d'une overdose en 1979 à New York après un séjour en prison a aidé à l'établissement de sa légende. Auparavant il avait repris le Comme d'habitude de Claude François, My Way comme Sinatra plus tôt mais de manière bien plus parodique. La chanson sert de fond sonore à la fin de The Goodfellas de Martin Scorcese. Un DVD est sorti en 2005 retraçant l'histoire du Punk et parlant aussi des Sex Pistols, le nom du DVD est Punk.
Un film fut tourné mettant l'accent sur une manipulation de Malcolm Mc Laren : The Great Rock'n'Roll Swindle (La grande escroquerie du Rock'n'Roll) est lui-même une caricature commerciale nettement moins intéressante que le documentaire plus récent, The Filth and The Fury réalisé par le même metteur en scène, Julien Temple, où Lydon revient sur l'aventure du groupe.
En 1986, Alex Cox tourna une fiction sur la relation entre Sid Vicious et son amie : Sid and Nancy. Là encore un film commercial qui ne sut éviter le cliché.

They're back !

En 1996, l'impossible se produit : les membres originaux, c'est-à-dire avec Glen Matlock (Car Sid Vicious était décédé, si vous avez bien suivi...)
A la suite de cette reformation, le groupe entame donc un tournée live et enregistrera un album live, Filthy Lucre Live.
Depuis le groupe se produit de temps à autres par-ci par-là et fait nettement moins de bruit qu'à sa jeunesse, car il semble plutôt se préoccuper de son compte en banque que de sa musique...Et j'ai vu un ou deux lives qu'ils ont donnés : ils font vraiment pitié maintenant :o(

Sources : Wikipedia

Discographie :

Never Mind the Bollocks Here's the Sex Pistols (1977)
The Great Rock 'N' Roll Swindle (1979)
Some Product. Carri On Sex Pistols (1979)
The Very Best Of Sex Pistols, And We Don't Care (1979)
Flogging A Dead Horse (1980)
Kiss This (1992)
This is Crap (1996)
Filthy Lucre Live (1996)
The Filth And The Fury (2000)
Jubilee (2002)
Sex Pistols (2002)

Avis personnel :

Ce groupe n'a pas vraiment fait de la bonne musique car ils se contentaient du strict minimum...mais bon le fait qu'ils aient foutu le chaos partout ou ils passaient rend la musique moins fade ;o)

Liens :

Clips :

Anarchy in the UK
God Save the Queen
Pretty vacant
My Way (Sid Vicious qui chante ça version punk !)

Lives :

Anarchy in the UK (Live in UK TV 1976)
Problems (Live at Sweden 1977)
No Feelings (Live at Phoenix Festival 1996)
Bodies (Live Texas 1978)
God Save the Queen (Live Anarchy Tour England 1977)

Site officiel :

Sex-pistols (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Sexpistols42
Sexpist0ls
Sexsid
Vicious02
Sidvicious79

Citation/Proverbe :

« NO FUTUR !!! »
# Posté le mercredi 20 décembre 2006 14:00
Modifié le dimanche 28 octobre 2007 10:07

Artiste n°11 : Accept

Artiste n°11 : Accept
Je me suis rendu compte que j'ai pas beaucoup parlé du heavy metal, alors je vais donc parler de Accept, un groupe allemand (qui chante en anglais) qui, il me semble, n'est pas très connu du grand public. A titre informatif, ce sont eux qui ont inventé le speed metal !

Membres :

Chant :
Udo Dirkschneider (1968-1986)
Rob Armitage (1987-1988)
David Reece (1989)
Udo Dirkschneider (1990-Aujourd'hui)

Guitare soliste :
Michael Wagener (1968-1976)
Wolf Hoffmann (1976-Aujourd'hui)

2ème Guitare :
Jan Komet
Gerhard Wahl (1975-1978)
Jörg Fischer (1978-1982)
Hermann Frank (1982-1984)
Jörg Fischer (1984-1989)
Jim Stacey (1989-1990)

Basse :
Dieter Rubach (1975)
Peter Baltes (1976-Aujourd'hui)

Batterie :
Frank Friedrich (1978-1979)
Stefan Kaufmann (1979-1994)
Stefan Schwarzmann (1994-1995)
Michael Cartellone (1995-1996)
Stefan Schwarzmann (2005-Aujourd'hui)

Histoire :

La naissance

Accept
est un groupe allemand de heavy metal formé en 1968 par le chanteur Udo Dirkschneider et par le guitariste Michael Wagener.
Le groupe débute sous le nom Band X avant de prendre le nom Accept en référence à un album de Chicken Shack en 1971. Durant ses premières années le groupe répète des standards de l'époque à Solingen en Allemagne.
En 1975, le bassiste Dieter Rubach rejoint le groupe, il le quitte cette même année. Le guitariste Jan Komet quitte lui aussi le groupe pour former Bad Steve et est remplacé par Gerhard Wahl.
En 1976, le groupe est repéré par les organisateurs du festival Rock Am Rhein (Cette même année Michael Wagener quitte le groupe pour une carrière de producteur). Ces derniers invitent Accept à jouer durant le festival. C'est cette même année que le guitariste Wolf Hoffmann rejoint le groupe
En 1978, Accept commence la recherche d'un studio, le groupe est prêt à enregistrer son premier album. Le guitariste Gerhard Wahl, ne supportant pas cette interminable attente, quitte le groupe et est remplacé par Jörg Fischer (de Frenzy).

Le succès

En 1979, Accept trouve un studio et enregistre son premier album qui porte son nom. À noter que sur deux chansons de cet album, Sounds of War et Seawind, le bassiste Peter Baltes prend la place de Udo au chant. Peu après la sortie de l'album, le batteur Friedrich quitte le groupe et est remplacé par Stefan Kaufmann (de Frenzy). Accept enregistre immédiatement un deuxième album I'm a Rebel, qui lui permet d'obtenir son premier succès.
En 1981, le groupe enregistre Breaker (mixé par Michael Wagener). C'est aussi l'année où le groupe engage Gaby Hauke comme manager. Accept est alors désigné comme faisant partie des grand groupes de heavy métal et se lance dans une tournée européenne en ouverture de Judas Priest. Accept est déjà expérimenté au niveau des concerts et cette tournée devant un public nombreux rend le groupe extrêmement populaire.
En 1982, Jörg Fischer quitte Accept à causes de tensions naissantes peu de temps avant d'entrer en studio pour enregistrer un nouvel album. Mais Accept enregistre quand même son quatrième album Restless and Wild (produit par Michael Wagener). Wolf Hoffmann assurera toutes les parties de guitares de l'album. L'album eut beaucoup de succès notamment grâce aux chansons Fast as a shark (qui est une des premières chansons de speed metal) et Princess of the Dawn. Pour la tournée de cet album le groupe engage Hermann Frank pour remplacer Jörg Fisher parti.
En 1983, juste après la tournée, Accept enregistre un autre album, Balls to the Wall (mixé par Michael Wagener). C'est sur cet album qu'apparaît un nouveau membre, Deaffy, qui compose les paroles avec Udo. L'identité de Deaffy restera mystérieuse jusqu'à ce que le groupe ne lève le voile bien plus tard : Deaffy est en fait Gaby Hauke (manager du groupe et maintenant mariée à Wolf Hoffmann).Grâce à son travail Gaby Hauke fut une des toutes premières (et d'ailleurs une des seules) manageuses qui fut acceptée comme tel et respectée. Lors d'un concert de Noël, Jörg Fischer rencontre le groupe qui lui propose de réintégrer les rangs.
En 1984, Fischer réintègre Accept alors que le groupe achève sa tournée avec notamment un concert tonitruant aux Monsters Of Rock Allemand pour clore celle-ci. En fin d'année Accept entre en studio avec le producteur Dieter Dierks (qui avait déjà travaillé avec Scorpions) pour un album qui est annoncé comme novateur.
En 1985, Metal Heart sort et est effectivement novateur. On y remarque l'apport de synthetiseur et de parties où le groupe reprend des morceaux de musique classique (comme La Marche Slave de Tchaïkovski dans Metal Heart). Accept fait une grande tournée mondiale et décroche le gros lot au Japon. De la tournée est tiré un mini live : Kaizoku Ban.

Le départ d'Udo

En 1986, Accept n'en peut plus, les tournées sont très dures, et on réclame un nouvel album. Le groupe enregistre alors Russian Roulette et repart dans une tournée mondiale. Au cours de la tournée, Baltes, Hoffmann et Gaby Hauke décident de vivre aux États-Unis. Le groupe se retrouve éparpillé aux quatre coins du monde et décide de faire un break dans sa carrière. Udo se lance dans le début de sa carrière solo, en fondant le groupe UDO (1987).
En 1987, un album best of de titres sort Hungry Years. Rob Armitage est engagé par le groupe comme nouveau chanteur. Il part en 1988 faute d'album à enregistrer
En 1988, un deuxième best of sort, Metal Masters. Jörg quitte le groupe. Les membres du groupe proposent, à l'ancien chanteur d'Accept, de réaliser un album pour lui. Ce qui donnera Animal house qui est un des plus gros succès de UDO.
En 1989, Peter Baltes, Wolf Hoffmann, et Stefan Kaufmann ont, pendant qu'ils écrivaient avec Jörg l'album pour Udo, travaillé sur de nouvelles chansons. En recevant la démo Dieter Dierks est émerveillé et décide de produire l'album. Pour l'enregistrement et la tournée de Eat the Heat, album qui n'obtient pas le succès escompté, quelques petits changements s'opèrent : David Reece (un Américain), ex Dare Force, prend la place d'Udo et Jim Stacey (un britannique) celle de Jörg. Au cours de la tournée, Stefan Kaufmann doit retourner en Allemagne pour être hospitalisé d'urgence pour des problèmes de dos. Il est remplacé pour le reste de la tournée par Ken Mary ancien batteur de House Of Lords. David Reece, qui devient insupportable, est par un commun accord entre Baltes, Hoffmann, et Gaby Hauke, tout simplement congédié.

Le retour d'Udo

En 1990, un double live enregistré en 1985 (lors de la tournée de Metal Heart) à Ōsaka (Japon) avec Udo sort : Staying A Life. Ce live a un très grand succès et pousse les membres d'Accept à contacter Udo et Stefan pour réunir le groupe d'antan. Tous deux sont partants et acceptent. Accept se reforme mais avec un seul et unique guitariste ; Jim Stacey est gentiment mis dehors.
En 1991, le best of The collection sort pour faire patienter les fans, puis en 1992, Un nouveau best of sort : No Substitutes.
En 1993, un nouvel album sort, Objection Overruled, qui a un succès très correct. La tournée est un triomphe. Pour les besoins de la tournée le groupe engage Arjen Lucassen (ex Vengeance) qui partira à la fin de celle-ci.
En 1994, après le succès de la tournée, le groupe décide de continuer l'aventure, et commence à travailler sur un nouvel album Death Row. Au cours de l'enregistrement de cet album Stefan Kaufmann a de nouveaux problèmes de dos et doit être hospitalisé. Pour finir l'enregistrement on engage Stefan Schwartzmann. L'album est un échec total : Accept essaye de s'adapter au mouvement ce qui donne quelques morceaux hardcore. Les fans n'adhèrent pas.
En 1995, les membres sont éloignés les uns des autres et ne peuvent plus beaucoup se voir. Le groupe décide qu'il est temps de se séparer et accepte d'enregistrer un album et de partir en tournée pour faire ses adieux. Le groupe se rencontre à Nashville pour enregistrer et c'est Michael Wagener qui produira le nouvel et dernier album (Predator). Le groupe engage un nouveau batteur Michael Cartellone (ex Ted Nugent et Damn Yankees). Sur cet album (qui n'est pas un franc succès) Peter Baltes chante sur deux ou trois titres comme dans le premier album.
En 1996, l'album sort. Puis Accept donnera son dernier concert en juin à Tokyo. Deux ans plus tard, en 1998, sort un album live au nom très symbolique pour la situation du groupe : Final Chapter.

L'Accept du XXIe siècle

Mais en 2005, le groupe se reforme (temporairement?) pour ce qui semble être une tournée des grands festivals européens et japonais. Cette tournée passe notamment par le Wacken Open Air et le Rock Hard en Allemagne, le Sweden Rock, Le Metal Gods (Italie),le Waldrock aux Pays-Bas, le Graspop Metal Meeting en Belgique...

Sources : Wikipedia

Petite anecdote pour la route :

Le chant de Dirkschneider est connu pour sa voix aigue et éraillée, qui confère un caractère teigneux et incisif à la musique d'Accept et d'U.D.O . Beaucoup de gens méconnaissant le groupe ont souvent cru qu'Udo plagiait le style de Brian Johnson de AC/DC. Mais même si Accept a été clairement inspiré par le groupe australien, il faut cependant préciser qu'Udo avait déjà reccours depuis des années à ce style de chant avant même que Brian Johnson rejoigne AC/DC en 1980. Donc il n'y a pas de plagiat ni dans un sens, ni dans l'autre. Par ailleurs le chant de Dirkschneider est beaucoup plus incisif et agressif que celui de Johnson, qui est relativement "calme", par rapport à lui...

Discographie :

Accept (1979)
I'm a Rebel (1979)
Breaker (1981)
Restless and Wild (1982)
Balls to the Wall (1983)
Metal Heart (1985)
Kaizoku Ban (1985)
Russian Roulette (1986)
Hungry Years (1987)
Metal Masters (1988)
Eat the Heat (1989)
Staying A Life (1990)
The collection (1991)
No Substitutes (1992)
Objection Overruled (1993)
Death Row (1994)
Predator (1996)
Final Chapter (1998)
Rich & Famous (2002)

Avis personnel :

Du très bon heavy metal avec certaines chanson vraiment excellentes comme "Balls to the Wall" ou "Fast as a Shark", tout en restant assez discrets et ça, c'est bien !
Vous direz ce que vous voulez, mais les solos de Wolf sont tout simplement ultimes, un pro !
En plus la voix du chanteur et le jeu de scène ça donne vraiment super bien !!!
Merci d'ailleurs à la personne qui m'a fait connaître cette musique géniale ! Elle se reconnaîtra ;o)

Liens :

Clips :

Balls to the Wall
Midnight Mover (Quel clip...)
Generation Clash
Slaves To Metal
I'm a Rebel

Lives :

Princess of the Dawn (From Staying a life)
Metal Heart (From Staying a life)
Fast as a Shark (From Staying a life)
Restless and Wild (From Staying a life)
Living for Tonight (Live Greece 2005)

Site officiel :

Schlared (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Désolé, mais il n'y a pas de skyblog consacré à Accept, apars quelques articles par-ci par-là...

Citation/Proverbe :

« SON OF A BITCH, KISS MY ASS, SON OF A BITCH...
SON OF A BITCH, YOU'RE ASS HOLE, SON OF A BITCH...
»
# Posté le lundi 01 janvier 2007 15:07
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:50

Artiste n°12 : Rob Zombie

Artiste n°12 : Rob Zombie
On fait maintenant place au métal de Rob Zombie et à son univers inquétant mélant sinistres légendes et autres monstres : original !

Membres :

Chant :
Robert Cummings, dit Rob Zombie.

Guitare soliste :
John Lowery, dit John 5

Basse :
Sean Yseult

Batterie :
John Tempesta (1998-2001)
Tommy Clufetos (2001-Aujourd'hui)

Histoire :

White Zombie

Rob Zombie
, avant de se lancer dans une carrière "semi-solo" (puisque tous les musiciens de son ancien groupe jouent dans son actuelle formation), crée le groupe White Zombie en 1985.
Le groupe est influencé par la passion de Rob pour les vieux films d'horreur et toute la culture s'y ratachant.
C'est d'ailleurs ce cher Mr. Zombie, entant que leader, qui s'occupe de tout dans le groupe : design des pochettes, vidéos, T-shirts, concerts, etc...
Le groupe sort deux albums : Soul Crusher (1987) et Make Them Die Slowly (1989).
Mais le groupe vise plus haut...
Tous ces efforts sont récompensés en 1990 lorsque le groupe signe avec Geffen Records.
En 1991 sort alors La Sexorcisto : Devil Music Volume One.
Le groupe enchaîne dans le foulée plus de 350 concerts!
Astro-Creep : 2000 annonce le retour de White Zombie en 1995. L'album reçoit un franc succès ( triple disque platine) et Rob Zombie reçoit la récompense du "meilleur clip hard rock" au MTV Video Music Award avec sa vidéo More Human Than Human.
L'album Supersexy Swingin' Sounds, remixant Astro-Creep suit de près son prédesseceur dans son succès en devenant disque de platine.
En 1996, le groupe effectue par la suite plusieurs grosses tournées et travaille en collaboration avec Alice Cooper pour la réalisation d'un des hits de la série X-Files.
Le groupe se séparera peu de temps après

Rob Zombie en carrière solo

En août 1998, parait l'album le plus ambitieux de Rob (qui joue désormais en carrière solo) : Hellbilly Deluxe : 13 Tales of Cadaverous Cavorting Inside the Spookshow International.
Sean Yseult continue la basse (Et joue du piano dans le groupe Rock City Morgue), et John 5 s'occuppe toujours de la guitare.
La même année, notre Mr.Zombie rentre en studio et sort en 2001 son deuxième album, The Sinister Urge, avec la participation d'Ozzy Osbourne, du guitariste de Slayer, de DJ Lethal et bien d'autres encore.
John Tempesta, après avoir suivi Rob Zombie sur ces 2 premiers albums solo, quitte le navire pour retourner dans Helmet. Il est alors remplacé par Tommy Clufetos.
Après avoir réalisé 2 films et co-signé le scénario de la bande dessinée Big Foot dessinée par Richard Corben, il sort l'album Educated Horses en 2006.

Sources : Wikipedia et Zonemetal

Discographie :

Hellbilly Deluxe (1998)
American Made Music to Strip By (compilation) (1999)
The Sinister Urge (2001)
La Maison des 1000 morts (bande originale) (2003)
Past, Present & Future (compilation) (2003)
The Devil's Rejects (bande originale) (2005)
Millennium Collection - 20th Century Masters (compilation) (2006)
Educated Horses (2006)

Avis personnel :

Rob Zombie, j'aime bien !
Avec son style de musique bien à lui, très film d'horreur, ça le rend hyper original et les clips sont vraiment sympas...

Liens :

Clips :

Dragula
Never Gonna Stop Me
Feel so Numb
Superbeast
Return of the Phantom Stranger

Lives :

More Human than Human (Live at Ozzfest 2006)
Dragula (Live at Ozzfest 2006)
Superbeast (Live 2006)
Living Dead Girl (Live 2006)
Thunder Kiss 65 (Live 2006)

Site officiel :

Robzombie (En Anglais)

Quelques bons skyblogs :

Rob-zombie
Zombie-inc
Zombiedeath

Citation/Proverbe :

« Un de ces jours si tu roules à travers le pays, que tu tombes en panne sur la côté de la route et qu'un panneau dit que la prochaine station d'essence est à 200 km, tu saura que t'es baisé. » Rob Zombie
# Posté le vendredi 05 janvier 2007 16:48
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:50